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Guy de

Guy de Maupassant

Nationalité : France | (1850-1893)

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Les Maupassant étaient une vieille famille venue de Lorraine qui s’était installée en Seine-Inférieure (aujourd'hui Seine-Maritime) (Normandie) au milieu du xixe siècle. Son père, Gustave de Maupassant, avait épousé en 1846 Laure le Poittevin, une demoiselle de la bonne bourgeoisie. Avec son frère Alfred, elle avait été l’amie de Gustave Flaubert, le fils d’un chirurgien de Rouen, qui devait exercer une certaine influence sur la vie de son fils. Elle fut une femme d’une culture littéraire peu commune, aimant beaucoup les classiques, particulièrement Shakespeare. En 1856, elle donne naissance à Hervé, le frère cadet de Guy. Séparée de son mari volage en 1860, elle s'installe avec ses deux fils à Étretat (elle survivra à ses deux fils, leur père également).

Guy passe son enfance dans la maison «Les Verguies» à Étretat, où, entre mer et campagne, il grandit dans l’amour de la nature et des sports en plein air ; il va pêcher avec les pêcheurs de la côte et parle patois avec les paysans. Il est profondément attaché à sa mère.

À l'âge de treize ans, il est pensionnaire de l'Institution ecclésiastique d'Yvetot, selon le souhait de sa mère. C’est en ces lieux qu’il commence à versifier. De sa première éducation catholique, il conservera une hostilité marquée envers la religion ; il finira par se faire renvoyer. Il est alors inscrit au lycée de Rouen, où il se montre bon élève, s’adonnant à la poésie et participant beaucoup aux pièces de théâtre. À cette époque, il côtoie Louis Bouilhet et surtout Gustave Flaubert, dont il devient le disciple. En 1868 en vacances à Etretat, il sauve de la noyade le poéte anglais décadent Charles Algernon Swinburne qui l'invite à dîner en remerciement pour son courage. Il voit à cette occasion une main coupée, thème qui sera utilisé plus tard… Bachelier ès lettres en 1869, il part étudier le droit à Paris sur le conseil de sa mère et de Flaubert. La guerre qui s'annonce va contrarier ces plans.

En 1870, il s’enrôle comme volontaire lors de la Guerre franco-prussienne. Affecté d’abord dans les services d’intendance puis dans l’artillerie, il participe à la retraite des armées normandes devant l’avancée allemande. Après la guerre, il paie un remplaçant pour achever à sa place son service militaire, et quitte la Normandie pour s'installer durablement à Paris.

À Paris, le jeune Maupassant passe dix années comme commis d’abord au Ministère de la Marine puis au Ministère de l’Instruction Publique où il est transféré en 1878. Le soir, il travaille d'arrache-pied à ses travaux littéraires. Fin janvier 1877, Tourgueniev le rencontre et le trouve tout décati. Le diagnostic tombe: la syphilis. Cette maladie – il en mourra – ne cessera d'empoisonner l'existence du jeune homme, même s'il s'en gausse alors_: «J'ai la vérole! enfin la vraie_!! (…) Et j'en suis fier morbleu et je méprise par-dessus tout les bourgeois». Pendant ces dix années, sa distraction est le canotage sur la Seine, toujours en galante compagnie, le dimanche, et pendant les vacances.

Gustave Flaubert le prend sous sa protection et devient pour lui une sorte de mentor littéraire, guidant ses débuts dans le journalisme et la littérature. Chez Flaubert, il rencontre le romancier russe Ivan Tourgueniev et Émile Zola, ainsi que de nombreux écrivains appartenant aux écoles naturalistes et réalistes. Il écrit beaucoup de vers et de courtes pièces.

Il commence aussi à fournir des articles à plusieurs journaux importants comme Le Figaro, Gil Blas, Le Gaulois et L’Écho de Paris, puis consacre ses loisirs à l’écriture de romans et de nouvelles. Toujours encouragé par Flaubert le vieil ami de sa famille, il publie en 1879 son premier livre, un fascicule d’une centaine de pages «Histoire du vieux temps».

S'étant lié avec Zola, il participe en 1880 au recueil collectif des écrivains naturalistes Les Soirées de Médan avec sa première nouvelle, Boule de Suif, qui remporte d'emblée un grand succès et que Flaubert qualifie de "chef d'œuvre qui restera". La même année, la disparition subite de Flaubert laisse le nouvel écrivain seul face à son destin.

La décennie de 1880 à 1890 est la période la plus féconde de la vie de Maupassant : il publie six romans, plus de trois cents nouvelles et quelques récits de voyage. Rendu célèbre par sa première nouvelle, il travaille méthodiquement, et produit annuellement deux et parfois quatre volumes. Le sens des affaires joint à son talent lui apporte la richesse.

En 1881, il publie son premier volume de nouvelles sous le titre de La Maison Tellier, qui atteint en deux ans sa douzième édition. 1883, Maupassant termine son premier roman, qui lui aura coûté depuis 1877 six années_: c'est Une vie, dont vingt-cinq mille exemplaires sont vendus en moins d’un an. Léon Tolstoi en personne, dira à propos de ce roman: «C'est le plus grand chef d'œuvre de la littérature française, après Les Misérables». Avec les droits d’auteur de La Maison Tellier, Maupassant se fait construire sa maison, «La Guillette», ou «maison de Guy», à Étretat. La maison est envahie chaque été par Maupassant et ses amis. En 1883, naît son premier enfant, un garçon qu'il ne reconnaît pas, fils de Joséphine Litzelmann, une donneuse d'eau de Châtelguyon. Une fille naît l'année suivante, puis un troisième en 1887, non reconnus. En 1884, il vit une liaison avec la comtesse Emmanuela Potocka, une mondaine riche, belle et spirituelle. En octobre de la même année, il achève l'écriture de Bel-Ami à la «Guillette».

Dans ses romans, Guy de Maupassant concentre toutes ses observations dispersées dans ses nouvelles. Son second roman, Bel-ami, paru en 1885, connaît trente-sept tirages en quatre mois. Et si l'on ajoute à la littérature son sens bien normand des affaires, Maupassant dira en riant_: «Bel-Ami c'est moi!». Des ouvrages marquants par le style, la description, la conception et la pénétration s’échappent de sa plume féconde. Il écrit trois ans plus tard ce que d'aucuns considèrent comme le plus abouti de ses romans, Pierre et Jean, en 1887/88.

Son aversion naturelle pour la société ainsi que sa santé fragile le portent vers la retraite, la solitude et la méditation. Il voyage longuement en Algérie, en Italie, en Angleterre, en Bretagne, en Sicile, en Auvergne, et chaque voyage est pour lui synonyme de volumes nouveaux et de reportages pour la presse. Il fait une croisière sur son yacht privé, nommé «Bel-Ami», d’après son roman de 1885. Cette croisière, où il passe par Cannes, Agay et Saint-Tropez lui inspire Sur l’eau. Il y aura un «Bel-Ami II». De ses voyages, il garde une préférence pour la Corse; il place même le paysan corse au-dessus du paysan normand, car hospitalier… Quoi qu'il en soit, cette vie fiévreuse, ce besoin d'espaces, et souvent pour oublier la maladie qui l'accapare, ne l’empêchent pas de nouer des amitiés parmi les célébrités littéraires de son temps_: Alexandre Dumas fils lui voue une affection paternelle. Guy tombe également sous le charme de l’historien-philosophe Taine rencontré à Aix-les-Bains.

S'il reste ami avec Zola et Tourguéniev, en revanche l’amitié de Maupassant avec les Goncourt dure peu_: sa franchise et son regard acéré sur la comédie humaine s’accommodent mal de l’ambiance de commérage, de scandale, de duplicité et de critique envieuse que les deux frères ont créée autour d’eux sous l’apparence d’un salon littéraire à la manière du xviiie siècle… La brouille avec les Goncourt commence à propos d'une souscription pour un monument à la gloire de Flaubert.

En 1887, son frère Hervé est interné une première fois, et retombe malade en fin d'année. En août 1889, il est de nouveau interné à l'asile de Lyon-Bron. Il y meurt en novembre.

Durant ses dernières années, se développent en lui un amour exagéré pour la solitude, un instinct de conservation maladif, une crainte constante de la mort, et une certaine paranoïa, dus à une probable prédisposition familiale, sa mère étant dépressive et son frère mort fou, mais surtout à la syphilis, contractée pendant ses jeunes années. Maupassant se porte de plus en plus mal, son état physique et mental ne cesse de se dégrader, et ses nombreuses consultations et cures à Plombières-les-Bains, Aix-les-Bains ou Gérardmer n'y changent rien. En août 1890, il commence L'Âme étrangère, qu'il ne finira jamais. En 1891, il commence un roman, L'Angélus, qu'il n'achève pas non plus. Le 31 décembre, il envoie une lettre d'adieu au docteur Cazalis, ce sont ses dernières lignes.

Dans la nuit du 1er janvier au 2 janvier 1892, il fait une tentative de suicide au pistolet (son domestique, François Tassart, avait enlevé les vraies balles). Il casse alors une vitre et tente de s’ouvrir la gorge. On l'interne à Paris le 6 janvier dans la clinique du docteur Émile Blanche, où il meurt de paralysie générale, un mois avant son quarante-troisième anniversaire, le 6 juillet 1893, après dix-huit mois d’inconscience presque totale. Sur l’acte de décès figure la mention «né à Sotteville, près d’Yvetot», ce qui ouvre la polémique sur son lieu de naissance.

Il est enterré au cimetière de Montparnasse à Paris, (26e division).


Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Guy de Maupassant de Wikipédia en français (auteurs).

* Image : Gaspard-Félix Tournachon, dit Nadar.

Contes de Guy de Maupassant (25 contes) :

(Introduction) La bécasse | Contes de la bécasse | ± 1½ page | France
Conte qui introduit le recueil. Un baron aimant la chasse est en partie paralysé ; de temps en temps, il tire par les fenêtres des pigeons qu'un domestique laisse s'envoler. À l'automne, au temps de la chasse, il invite ses amis à dîner où l'on conte des histoires.

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Amour, trois pages du livre d'un chasseur | | ± 4¼ pages | France
À la suite de la lecture d'un fait divers où un homme a tué sa femme avant de se suicider, le narrateur se rappelle une partie de chasse, très tôt, un matin glacial d'hiver. Avec son cousin, ils tiraient du fusil et tuaient des canard. Le narrateur avait ensuite fait feu sur une sarcelle et l'avait abattue ; c'était la femelle. Le mâle ne voulait pas s'éloigner. Son cousin avait tiré à son tour et tué le mâle, que le chien de chasse avait rapporté.

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Aux champs | Contes de la bécasse | ± 5¼ pages | France
Deux familles de paysans sont voisines, les Tuvache et les Vallin ; ils ne sont pas riches et ont quatre enfants, chacun. Un jour, une voiture s'arrête et une jeune femme, accompagnée d'un monsieur, va jouer avec les enfants. La scène se répète la semaine suivante, puis l'autre d'après. Enfin, le couple entre chez les Vallin et offre d'adopter le garçon, adoption assortie d'une rente pour la famille et d'un héritage pour l'enfant ; la mère Vallin refuse. Ils font la même offre chez les Tuvache qui acceptent. La mère Valin, des années durant, crie à qui veut l'entendre qu'elle n'a pas « vendu » son enfant, elle. Des années plus tard, peut-être vingt ans, le fils vient revoir ses parents ; les voisins défilent, comme le curé, le maire, etc. Tous en sont fier ! C'est alors que le fils de la mère Vallin lui reproche de ne pas l'avoir « vendu » ; au moins, il serait quelqu'un, comme l'autre. Il le reproche tant à ses parents qu'il s'en va chercher sa vie ailleurs.

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Ce cochon de Morin | Contes de la bécasse | ± 9¼ pages | France
Morin s'en va commercer à Paris. La ville le met en feu. Dans le train du retour, il observe une jolie fille, qu'il avait remarquée sur les quais. Il s'imagine que lui, et elle. Lorsqu'elle ouvre les yeux, après avoir dormi, elle le regarde, et lui sourit. Il prend l'attitude de la fille comme une invitation - il se passe tellement de choses dans les trains - ; mais elle le repousse, et crie ; on arrête Morin avec ordonnance de comparaître. Morin va supplier le narrateur de cette histoire, Labarbe, de lui venir en aide. La femme de Morin, elle, traite son mari de « cochon de Morin ». Avec mille francs pour les dépenses. Labarbe, accompagné de son ami Rivet, vont chez l'oncle de la fille, qui s'appelle Henriette. Labarbe constate la beauté de la jeune femme et entreprend de la séduire. À l'orée du bois, ils s'embrassent. Au souper, ils jouent du pied sous la table. Tous se mettent au lit ; Labarde cherche la chambre d'Henriette... et la trouve ! Finalement, le lendemain, l'oncle et la tante retirent leur accusation. Morin est libre, mais on l'appelle dorénavant dans toute la contrée « ce cochon de Morin ».

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Conte de Noël | | ± 4½ pages | France
Un docteur raconte comment il a assisté à un miracle. Dans un village, lors d'un gros hiver où les oiseaux sifflaient et criaient la nuit, le forgeron est allé chercher du pain et a trouvé un oeuf encore chaud. Il l'a ramené à la maison et l'a fait mangé à sa femme qui est devenue folle et possédée. Le docteur n'y pouvait rien ; sa médecin n'avait aucun effet. Le prêtre offre alors d'amener la possédée à l'église et de la faire assister à la messe de minuit, cette nuit où naquit d'une femme le Christ. Après la communion, la femme est apportée vers l'autel mais se débat en poussant des clameurs à faire fuir les gens. Le prêtre élève l'ostensoir avec l'hostie blanche et se tient immobile, pendant un long moment. La femme finit par s'endormir et mit quarante heures avant de se réveiller, guérie, sans aucun souvenir de sa possession.

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En mer | Contes de la bécasse | ± 4¼ pages | France
Javel aîné et Javel cadet sont en mer sur un chalutier, avec d'autres matelots. Javel cadet se prend le bras dans le cordage mais Javel aîné refuse de couper la corde, car le filet qu'il perdrait a trop de valeur. Il tente de lofter, d'arrêter, puis jette l'ancre et on dépend le bras de Javel cadet. Mais le bras est brisé et pendant. Javel cadet prend un couteau et se coupe le bras, qu'il conserve dans du sel car, une fois à terre, il l'enterra dans un petit cercueil.

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Farce normande | Contes de la bécasse | ± 3¾ pages | France
Le plus riche fermier du pays se marie avec la plus belle fille du coin. On commence à manger à deux heures et on est encore à la table à huit heures. Et on boit. Et on raconte des polissonneries. Et on dit que le nouveau marié sera trop occupé pour courir les braconniers. Or, en se mettant au lit avec sa femme, le fermier entend des coups de fusil ; il prend le sien, saute par le fenêtre et disparaît dans la nuit. Le lendemain matin, on le retrouve ficelé, avec trois lièvres autour du coup et un pancarte sur la poitrine : « Qui va à la chasse, perd sa place. »

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La folle | Contes de la bécasse | ± 2½ pages | France
Une femme qui perd en un seul moi son père, son mari et son enfant devient folle ; elle se couche et ne peut plus se lever. « Quand la mort est entrée une fois dans une maison, elle y revient presque toujours immédiatement, comme si elle connaissait la porte. » Pendant quinze ans, la femme reste couchée. Puis la guerre se déclare ; les Prussiens arrivent à Cormeil, et les soldats sont distribués dans les maisons des habitants. L'officier, qui est chez cette femme, est insulté, car la femme ne se lève pas ; il ne croit pas à son état pathologique. Il la fait porter sur son lit dans le bois. L'hiver arrive et passe, suivi du printemps. À l'automne, au temps des bécasses, le narrateur va à la forêt et découvre les ossements de la femme que les loups avaient dévorée.

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La légende du Mont-St-Michel | | ± 3½ pages | France
Dans le temps, saint Michel avait entouré son domaine de sables mouvants ; le diable possédait des terres grasses et des riches vallées. Saint Michel offrit de les cultiver et séparer moitié-moitié les récoltes. Le diable aurait ce qui pousse sur le sol ; le diable en-dessous. Or, saint Michel ne planta que des carottes, navets, oignons... de sorte que le diable n'eut rien. L'année suivante, le diable aurait ce qui pousse en-dessous, mais saint Michel planta du blé, de l'avoine... Le diable rompit l'entente. Saint Michel invita alors le diable à manger sur le Mont (St-Michel), et le diable s'empiffra de telle sorte qu'il fut malade et chassé à grands coups de pied, et se retrouva estropié...

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La peur | Contes de la bécasse | ± 5 pages | France
Sur un bateau se dirigeant vers l'Afrique, un grand homme raconte deux anecdotes : cette fois où il avait pressentie la peur, dans le désert, traversant les grandes dunes, avec son ami et huit spahis. Un tambours s'était mis à battre au milieu de nulle part ; et son ami qui était tombé, foudroyé par une insolation. Puis, cette autre fois, où il avait réellement eu peur, dans la maison d'un garde-forestier. Ce dernier avait tué un braconnier qui était revenu le hanter. Et qui était revenu, cette fois où le narrateur se trouvait chez le garde-forestier. Celui-ci avait son fusil ; ses deux fils, des haches à la main ; les deux femmes pleuraient ; et ce vieux chien qui hurlait. On avait jeter l'animal à l'extérieur puis, contre la vitre du judas, s'était dessinée une tête blanche avec des yeux lumineux comme des fauves. Le lendemain matin, le vieux chien gisait, la gueule brisée d'une balle...

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La rempailleuse | Contes de la bécasse | ± 5¼ pages | France
La rempailleuse a été élevée dans la misère, la solitude. Ses parents rempaillaient les chaises de bourgs en bourgs. Une fois, elle aperçoit un petit bourgeois qui pleure, car il s'est fait dérobé son argent. Elle lui donne le sien, l'embrasse, puis s'enfuit. Au fil des rencontres, elle lui donne ses gains contre la permission, toujours, de l'embrasser, de le cajoler. Un jour, le garçon part pour le collège. Un autre jour, il devient pharmacien et se marie. C'est le drame pour la rempailleuse qui essaie de se suicider, sans y arriver. Elle meurt et communique ses dernières volontés : son avoir et son argent, deux mille trois cents francs, vont au pharmacien. Dans un premier temps, lui et sa femme sont outrés qu'un gueuse puisse l'avoir aimé, lui, un bourgeois. Mais lorsqu'ils prennent connaissance de la petite fortune, sans scrupule, ils prennent possession de l'argent !

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La roche aux guillemots | | ± 3½ pages | France
Des chasseurs se retrouvent à tous les printemps pour chasser les guillemots, ces oiseaux qui viennent d'aussi loin de Terre-Neuve pour pondre leurs oeufs. Au fil des années, les chasseurs sont de moins en moins nombreux ; plus que quatre. D'ailleurs, le quatrième, qui est en arrivé en retard, veut précipiter son départ. On lui demande la raison ; c'est qu'il transporte le corps de son neveu. On lui fait comprendre qu'un mort, est un mort, et qu'un jour de plus n'y changera rien. Il consent donc à continuer la période de chasse...

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La rouille | | ± 5¼ pages | France
Le baron M. Hector adore la chasse, et ne vit que pour cela. Un jour, une crise de rhumatisme le garde au lit pendant deux mois. On lui suggère de se marier, et on lui présente une veuve. Tout semble gagné ; de plus, elle aime les histoires du baron et ... la chasse. Le baron s'absente pour Paris, et revient trois semaines plus tard. Il annule le mariage. Son voisin et ami lui en demande les raisons : c'est parce qu'à Paris, il est allé voir s'il n'avait pas perdu l'habitude de ... l'amour. Car ces dernières années il ne tirait guère que des ... coups de fusil. Ce n'est pas faute d'avoir essayé ... avec tous les genres ... mais ce fut un échec.

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Le loup | | ± 4½ pages | France
Le vieux marquis d'Arville raconte pourquoi ni lui, ni son père ou son grand-père étaient des chasseurs. Son trisaïeul, Jean d'Arville et son frère François étaient des chasseurs passionnés. Un jour, ils étaient partis à la poursuite d'un loup qui avait mangé deux de leurs vaches, un loup qui semait la terreur sur son passage, qui avait mangé deux enfants, dévoré le bras d'une femme... Dans sa poursuite, Jean avait heurté du front un banche qui lui fendit le crâne et le tua. François, en colère, avait repris la poursuite, coincé l'animal, et l'avait tué en l'étranglant de ses mains. François était convaincu que si Jean avait pu voir de son vivant son frère étrangler le loup, il serait mort ... content. C'est pourquoi l'horreur de la chasse s'était ensuite transmise de père en fils.

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Le testament | Contes de la bécasse | ± 3¾ pages | France
Le narrateur se fait conter par un ami pourquoi ce dernier n'a pas le même nom que ses frères. Il raconte que sa mère s'est mariée à un homme qui n'en voulait qu'à sa fortune. L'homme n'a jamais aimé sa femme, a eu des amantes ; ils ont eu deux fils. Lui, l'ami du narrateur, est l'enfant d'un amant de sa femme. Elle a donné son avoir à cet amant qui lui a fait oublié son malheur en lui montrant que la vie pouvait être belle. L'homme a adopté cet enfant. Quant au mari de sa mère, il a provoqué le notaire lors de la lecture du testament et ce dernier l'a tué en duel !

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Les sabots | Contes de la bécasse | ± 4½ pages | France
Le curé annonce que M. Césaire Omont cherche une servante. Les Malandrain ont une fille, Adélaïde, docile et stupide ; le père a un plan derrière la tête. Adélaïde va travailler chez M. Omont. Elle doit manger à la même table que lui. Boire du café lorsque lui en boit. Et dormir dans le même lit que lui ; et c'est ainsi qu'on mêle les sabots ! Des mois plus tard, Adélaïde se retrouve grosse ; son père va voir M. Omont. Le dimanche suivant, le curé publiait les bans des ... nouveaux mariés.

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L’Aventure de Walter Schnaffs | Contes de la bécasse | ± 6½ pages | France
Walter Schnaffs a été enrôlé et son régiment est en Normandie. Il hait la guerre, les canons, les baïonnettes... Il est gros et a de la difficulté à se déplacer. Un jour, il est en reconnaissance avec un petit détachement alors que des francs-tireurs les mitraillent. Tous périssent et Walter Schnaffs saute dans un trou pour se cacher, et reste à l'abri pendant deux jours. Il ne sait pas quoi faire ; s'il se rend, les paysans le massacreront avec leurs fourches ; les francs-tireurs les fusilleront ; l'armée française lui tirera dessus. Mais la faim étant insupportable, il se dirige vers un château ; sa vue provoque la panique et tous s'enfuient, imaginant qu'il n'est pas seul. Walter Schnaffs s'assoit devant la table qui est mise et vide toutes les assiettes et les bouteilles de vin pour tomber sans connaissance, rempli comme une outre. Une cinquantaine de soldats français prennent le château d'assaut et font prisonnier Walter Schnaffs, à grand plaisir, qui est enfin « sauvé ». Le colonel Ratier commandant de l'opération fut décoré !

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Menuet | Contes de la bécasse | ± 3½ pages | France
Le narrateur philosophe sur ces petits riens qui nous hantent pendant toute une vie. Il se rappelle une pépinière, superbe jardin d'un autre siècle, où il avait vu un danseur et une danseuse célèbre du temps de Louis XV. Pour lui, les deux vieux feront une démonstration de cette « reine des danses, et la danse des reines », le menuet ; c'est à la fois lamentable et comique. Le narrateur devra s'absenter de la ville et, à son retour, la pépinière aura été détruite. Et les vieux, eux ?

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Misère humaine | | ± 4 pages | France
Le narrateur parle de la souffrance, la misère des vieux... sans pain, sans espoir, sans argent...  et raconte la fois où il est allé, accompagné d'un médecin, chez des pauvres qui souffraient d'angine et de fièvre. Ils y ont trouvé la mère et sa fillette, sans eau ni soin depuis vingt-quatre heures. La mort rôde dans cette maison délabrée ; où le père et son fils ont été emportés par la maladie. Le narrateur laisse de l'argent pour qu'une garde viennent veiller les malades... et se sauve...

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Nuit de Noël | | ± 3½ pages | France
Le narrateur a en horreur le réveillon de Noël. Il raconte qu'une année, en cette soirée d'avant Noël, où il écrivait, le vacarme des voisins avait rendu impossible son travail. Il avait décidé d'aller chercher une pauvre et lui offrir une nuit de Noël avec champagne, huîtres et écrevisses. Sur la rue, il ne rencontrait que des pauvres ... laides ... maigres car lui, il les aimait « grosses », en chair. « Le visage, c'est le dessert ; le reste c'est... c'est le rôti. » Puis il en trouve une et l'invite ; elle le suit ; ils mangent, boivent, s'embrassent à pleine bouche. Au lit, sous les couvertures, la fille se met à souffrir et il découvre qu'elle était en train ... d'accoucher. Les voisins débarquent et lui va quérir un médecin. Une garde-malade veille la nuit, mais la fille a besoin de repos et de reprendre des forces ; il l'héberge pendant six semaines. Ensuite, la fille l'aimait, éperdument, mais ... elle était devenu maigre comme un chat de gouttières...

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Pierrot | Contes de la bécasse | ± 4¼ pages | France
Des voleurs volent à Mme Lefèvre des oignons. Elle décide d'adopter un chien pour signaler la présence des voleurs, mais un petit chien pour qu'il ne mange pas tout l'argent de la femme, car elle est chiche. De plus, il doit être gratuit. Elle en adopte un qui leur fait plaisir, à elle, et sa servante. Or, elle devra payer un impôt de huit francs ; les deux femmes décident de le jeter dans un puits qui conduit à des galeries de mines, là où on fait piquer tous les chiens dont on veut se débarrasser. L'animal tombe, jappe, se plaint ; il s'est sûrement cassé une patte. La culpabilité fait revenir les deux femmes le lendemain, qui jettent de la nourriture au chien. La scène se déroule quelque temps mais, lorsqu'elles s'aperçoivent qu'il y a un autre animal, elles estiment qu'il leur en coûtera trop pour nourrir les deux chiens, et partent, pour ne plus revenir.

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Saint-Antoine | Contes de la bécasse | ± 6½ pages | France
On l'appelle Saint-Antoine parce que c'est un buveur, un mangeur, un trousseur. C'est un grand paysan qui menace de « manger » du Prussien, car c'est l'invasion en Normandie. Or, Saint-Antoine est plutôt peureux, et lorsque les soldats s'approchent, Saint-Antoine se terre chez-lui. Mais voilà, les soldats sont dans le village et les villageois doivent tous en héberger un. Celui qui se retrouve chez Saint-Antoine ne comprend pas un mot de français, si bien que Saint-Antoine le traite de « cochon », le traîne de maison en maison et le présente comme son cochon. Il le goinfre et le fait boire jusqu'à plus soif. Un soir, l'Allemand met son poing dans le visage de Saint-Antoine, qui de son côté l'envoie valser dans le fossé, pour ensuite le frapper à la tempe avec le manche de son fouet, car le soldat avait sorti son sabre. Saint-Antoine jettera le corps dans un tas de fumer ; mais voilà, le soldat n'est pas encore mort. Saint-Antoine l'achèvera avec sa fourche et se promènera en demandant à tous où est son « soldat ». Les Allemands, ne le soupçonnant pas, tueront un vieux gendarme à la retraite.

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Un coq chanta | Contes de la bécasse | ± 3¾ pages | France
Le baron Joseph de Croissard courtise Mme Berthe d'Avancelles, sans que son marie, M. d'Avancelles s'en doute. Elle lui dira « Baron, si vous tuez la bête, j’aurai quelque chose pour vous. » Le baron part tuer le sanglier, au son du cor et des chiens... Dans la soirée, elle lui donnera la réplique « Qui m’aime me suive ! ». Il ira la rejoindre plus tard mais il est tellement fatigué qu'il s'endort...

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Un fils | Contes de la bécasse | ± 7¾ pages | France

Deux vieux amis discutent ; l'un Sénateur ; l'autre de l'Académie française. Ils font le compte des femmes qu'ils ont eues, et des enfants... L'un raconte une aventure qu'il a eue avec un bonne dans une auberge en Bretagne, à Port-Labbé. Huit jours après, l'aventure était oubliée, et la bonne aussi. Or, trente années plus tard, il s'adonner à repasser à Pont-Labbé et apprend que la bonne - morte à l'accouchement -, a eu un enfant. L'homme calcule ; ça ne peut être que le sien. Or, le fils en question est maigre, boiteux, idiot, ivrogne... Depuis six ans, l'homme vit avec la pensée d'aider ce fils qui est sûrement le sien... Il se dit qu'il a « tué la mère et perdu cet être atrophié, larve d’écurie, éclose et poussée dans le fumier, cet homme qui, élevé comme d’autres, aurait été pareil aux autres. »


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Un normand | Contes de la bécasse | ± 5¼ pages | France
Près de Rouen, sur le bord de la Seine, le narrateur et son compagnon vont visiter le père Mathieu, dit le père « La Boisson », ancien sergent-major qui s'occupe d'une chapelle protégée par la Vierge, dite chapelle de  « Notre-Dame du Gros-Ventre », et fréquentée par les filles enceintes, les filles-mères... Le bonhomme vend aussi des statuettes de saints peintes en vert, chaque statuette guérissant une maladie. Le bonhomme boit beaucoup et a inventé un saoulomètre qui n'existe pas, mais qui lui fait dire son degré d'alcool, qui joue dans les quarante-cinq, les soixante-quinze, les quatre-vingt-dix, mais sans jamais dépasser le mètre. Deux vieilles femmes viendront chercher la statue de saint Blanc, que le bonhomme retrouvera dans le trou de la cabane à lapins !

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© Tous les contes | Réalisation André Lemelin, conteur.

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