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Charles Deulin

Nationalité : France | (1827-1877)

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Charlemagne Deulin, dit Charles Deulin, né à Condé-sur-l'Escaut (Nord) le 5 janvier 1827 et mort le 29 septembre 1877, est un romancier, journaliste et critique dramatique français.

Fils d’un culottier, il fait ses études à Valenciennes. Il s'installe ensuite à Paris, où il se lie avec Francisque Sarcey dont il épouse une des sœurs. Il collabore à plusieurs journaux, dontLe FigaroLe PaysLe Monde illustré, la Gazette du Nord et le Journal littéraire. Il tient successivement la chronique théâtrale dans L’Esprit public, la Nouvelle Revue de ParisLa Revue française et Le Journal pour tous. Ses recueils de contes, dont le premier, paru pour la première fois en 1868, s'intitule Contes d'un buveur de bière, furent bien accueillis et ont souvent été réédités.


Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Charles Deulin de Wikipédia en français (auteurs).

* Image : Dessin de B.Delattre.

Contes de Charles Deulin (7 contes) :

01 - Gambrinus | Gambrinus et autres Contes | ± 11½ pages | Belgique
Gambrinus est amoureux de Flandrine. Mais puisqu'il n'est que verrier et elle fille de souffleur, il n'a pas l'héritage qu'elle souhaite. Gambrinus apprend la viole mais, une fois, lorsqu'il voit Flandrine, il joue tellement faux qu'il se fait arrêter et passe un mois en prison. À sa sortie, il prend une corde pour se pendre dans les bois, mais Belzébuth lui donne la chance au jeu contre son âme, qu'il viendra chercher dans trente ans. Grambrinus gagne à tous les jeux : archers, pinsons... Il a beau être riche, Flandrine ne veut toujours pas l'épouser. Il pense à nouveau à la pendaison, mais Belzébuth lui suggère de perdre la mémoire (pour oublier Flandrine) en lui suggérant de boire. Il se fait faire une cave à vin de six cents pieds de long, bien garnie, mais il n'oublie pas Flandrine. Il retourne au bois pour se pendre, mais Belzébuth lui montrera comment faire du vin flamand : c'est-à-dire de la bière, où la fleur du houblon donne la saveur et le parfum à l'orge. Gambrinus se bâtira une brasserie et brassera de la bière. Il se construira un carillon ensorcelé qui fera danser tous ceux qui l'entendent. Et c'est ainsi que tous - les jeunes, les vieux, les grands, les chevaux, les malades, même les maisons -, qu'après avoir dansé à s'en épuiser la salive, ils se mirent à boire de la bière !!! On fit de Gambrinus, un duc, un comte, un seigneur ! C'est alors que Flandrine est venue pour le voir, mais il était tellement ivre qu'il en l'a pas reconnue. Les trente ans ont échoué : Belzébuth a envoyé un huissier qui s'est retrouvé à danser, puis à boire... et à oublier sa mission.

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02 - Martin et Martine | Gambrinus et autres Contes | ± 12¾ pages | Belgique
Un roi a un garçon si beau qu'on dit que si ce premier voit son fils, il deviendra aveugle. Le roi fait élever l'enfant dans un lieu désert, mais le garçon s'enfuit et est recueilli par des campénaires qui lui donnent comme nom Martin, en l'honneur de saint Martin, patron des francs buveurs. Martin s'enfuie encore et trouve dans une forêt une maison isolée. Il demande l'hospice ; une fille, Martine, l'accueille, mais son père et sa mère sont ogres. L'ogre accepte de ne point manger Martin s'il épouse Martine. Martin devra faire ses preuves : bûcher un grand carré de forêt, creuser un vivier, le remplir de poisson. Ce qu'il fera avec l'aide de Martine qui a reçu une baguette magique de la fée Houblon. Mais l'ogre veut tout de même manger Martin. Le duo s'enfuit et le fuseau, le rouet et la quenouille répondront à la place de Martine lorsque l'ogre appellera. Puis il les poursuivra avec ses bottes de sept lieues sans voir qu'ils sont sous l'apparence d'un chapelle et d'une fillette, d'un rosier et d'une rose blanche, d'un bateau et d'une batelière. Puis Cambrinus offre à l'ogre de prendre sa place comme bourgmestre. Or, à Fresnes, les mynheers sont trop saouls pour quitter l'auberge ; l'ogre fait construire une cloche mais personne ne veut la sonner. L'ogre va à la chasse et voit un cygne blanc et reconnaît sur le cygne sa fille. Martin reprend sa forme et est attaché sur le clocher pour sonner la cloche. Martine ira rejoindre Martin et ils sonneront une bonne année avant que Cambrinus ne repasse dans le coin, et fasse délivrer Martin et Martine qui se marieront. Comme compensation, Cambrinus construira deux sonneurs mécaniques.

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03 - Manneken-Pis | Gambrinus et autres Contes | ± 13½ pages | Belgique
Un vieillard s'arrête devant un sabotier (qui a trois fils) pour acheter des sabots ; le sabotier les lui donne, car le vieillard est trop pauvre. Pour le compenser, le vieillard conte une histoire : après l'arbre de vie, le plus bel arbre était un poirier. Il y a mille huit cents ans, le vieillard fut condamné par manque de charité ; il avait cueilli trois pêches, les avait manger en conservant les noyaux et en avait distribué deux au fil du temps. Il fit cadeau du troisième au sabotier et s'en alla. C'était Isaac Laquedem, le Juif errant. Le noyau planté, un poirier pousse et donne des belles poires. De son côté, le roi fait savoir que celui qui lui apportera une corbeille de pêches pour dessert mariera sa fille. Le sabotier envoie l'aîné mais, en chemin, il répond à une veille que son panier de pêches contient des ... glands Arrivé au château, le panier contiendra des ... glands. Le cadet répondra que son panier contient des crapauds... Le plus jeune, Petit-Pierre, dira la vérité : que son panier contient de pêches... Mais le roi ne veut plus donner sa fille à Petit-Pierre qui est un manneken, un petit homme, car il n'est pas grand... Le roi lui demande de garder douze lapins et de les ramener dans trois jours. Heureusement, la veille réapparaît et donne à Petit-Pierre un sifflet magique qui ramène les moutons lorsqu'on siffle. Le sire de Nivelle voudra acheter un lapin à Petit-Pierre, mais ne recevra au visage que de petits bouchons. La princesse devra embrasser Petit-Pierre sur la joue. Le roi devra embrasser sa mule. Dans les trois cas, Petit-Pierre rappellera les lapins avec son sifflet. Au château, Petit-Pierre devra trouver la bague que la princesse a perdue, ce qu'il fera. Puis il devra dire trois vérités, qui seront celles du sire de Nivelle, de la princesse et du roi. Petit-Pierre épousera la princesse et deviendra roi...

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04 - Les muscades de la Guerliche | Gambrinus et autres Contes | ± 6¾ pages | Belgique
Guerliche est un maître escamoteur. Il vide les étangs de leurs poissons, mais s'enfuie lorsque le mayeur le voit pêcher ses canards. Guerliche revient des années plus tard, et fait ses tours de gobelets. Le mayeur le reconnaît et le met au défi de voler les moutons au berger, ce qu'il fait. Le mayeur l'engage comme greffier de mairie ; Guerliche se fait construire un moulin. Un jour, le roi des Pays-Bas demande au Mayeur de lui dire ce que pèse la lune, ce qu'il vaut, et ce qu'il pense ; réponses dans les huit jours sinon il sera pendu. Guerliche va répondre aux questions : la lune pèse une livre, soit quatre quarts. Le roi vaut vingt-neuf deniers, car le Christ a été vendu trente. Enfin, le roi pense qu'il a devant lui le mayeur, alors que c'est Guerliche. Le roi veut en faire son premier ministre, mais Guerliche refuse. Puis c'est l'heure de mourir ; au paradis, on refuse de laisser entrer Guerliche. À saint Pierre, il lui rappelle qu'il a renié Dieu trois fois, à saint Paul, qu'il a gardé les vêtements de ceux qui lapidaient saint Étienne, à saint Augustin, que sa conscience n'était pas bien nette. Quand les saints Innocents se présentent devant lui, il leur donne les gaufres qu'il a rapportées de son séjour terrestre, et c'est ainsi que Guerliche réussit à se faufiler au paradis.

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05 - Le Poirier de Misère | Gambrinus et autres Contes | ± 7½ pages | Belgique
La mère Misère a peu de choses : un bâton, un sac, un chien et un poirier. Un jour d'hiver, un mendiant demande l'hospitalité et Misère l'accueille. C'est en vérité saint Wanon, qui lui offre un voeu pour la remercier. Elle demandera que celui qui montera dans son poirier y soit pris, jusqu'à ce qu'elle le libère. Des enfants, qui volaient des poires, y sont pris ; elle les libère et c'est certain qu'ils ne reviendront plus. Puis la Mort vient chercher Misère ; elle lui demande d'aller chercher des poires dans l'arbre et la Mort y est prise. C'est l'éternité sur la terre ; plus personne ne meurt. Mais c'est aussi la décadence : plus personne ne meurt, et la maladie n'en finit plus de faire souffrir ; les lois se relâchent et les crimes pulluent. Un jour, le docteur De Profundis retrouve la Mort ; en essayant de la libérer, il se fait prendre par l'arbre, comme bien des paysans, si bien que le poirier est couvert d'hommes. La Misère acceptera de libérer la Mort à la condition de choisir elle-même le moment où la Mort pourra venir la chercher. Ce moment n'est pas encore venu et c'est pour cette raison que la Misère est toujours dans le monde...

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06 - Les trentes-six rencontres de Jean du Gogué | Gambrinus et autres Contes | ± 8¼ pages | Belgique

Jean du Gogué est un innocent et rêve de manger de l'oie. Il prend le chemin, mais s'écarte. Une fermière lui offre de l'engager, et l'envoie au moulin quérir une oie grasse et une pinte de blé. En chemin, il passe devant le maréchal ferrant qui l'assomme. On le remet sur pied. Il reprend le chemin et s'égare à nouveau. Il s'endort ; puis se réveille. On lui donne une servante qu'il met dans un sac ; il reprend la route et s'arrête devant un estaminet. Des joueurs de tours libèrent la servante, qui se sauve, et mettent un chien dans le sac. Il reprend la route avec l'idée de marier la servante ; il s'arrête pour ui demander son avis ; en ouvrant le sac, le chien saute à la gorge de Jean qui monte dans un saule. Une branche se brise et tombe sur le chien qui prend la fuite. Jean aperçoit quelque chose qui brille dans l'arbre : une oie avec des plumes en or. Il repart et s'arrête à l'auberge. Le lendemain matin, les trois filles de l'aubergiste veulent mettre la main sur l'oie d'or mais elles y restent collées. Jean repart avec son oie et les filles, puis le curé se « collera » au groupe, et le vicaire, et alouette. Lorsque la joyeuse troupe passera à Saint-Calixe, la princesse du roi des Pays-Bas, qui n'a plu ri depuis bien des années, est prise d'un accès de rire. Le charme de l'oie d'or est rompu ; les trois filles, le curé et la troupe est libérée. Et comme le voulait la promesse, celui qui faisait rire la princesse l'épouserait, Jean du Gogué a épousé la princesse et est devenu roi à son tour...


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La marmite du diable - Conte des Flandres | | ± 7½ pages | Belgique
Un maréchal ferrant nommé Jean Hullos rôdait dans une forêt en hiver lorsqu'il aperçut trois nains tout noirs. Il s'invite à fumer la pipe en leur compagnie et les suit dans un trou. Il suit des galeries et voit d'innombrable nains qui chargeaient des pierres noirs dans des chariot. Il voit ensuite une immense chaudière où bouillaient des hommes, brassés par un géant cornu aux ailes de chauve-souris. Il boit de la bière et s'endort. Il se réveille dans la forêt et ne se reconnaît plus. Un berger lui indique la direction du village en le traîtant de «vieux père». Il va chez lui mais ne reconnaît pas sa maison. La femme à l'intérieur crie au sorcier. On l'amène devant le juge, qui ressemble au géant cornu, qui le condamne au bûcher. Mais en chemin, il croit reconnaître une femme ; on l'interroge et il s'avère être le grand-père d'une vieille femme de quatre vingts ans. Les hommes s'intéressent aussi à lui car Jean leur a parlé des pierres noires. On finit par brûler le juge qui s'avère être le diable. Le lendemain les hommes vont creuser l'endroit indiqué par Jean Hullos et ils découvrent le charbon de terre.

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